Le gène de résistance à un antibiotique

Si l'on accole le gène d'intérêt (par exemple celui de l'émission de l'insecticide Bt) et le gène technique de résistance à un antibiotique (l'ampicilline ou la kanamycine), on peut être sûr (en tout cas, les industriels le sont) que si une cellule a fixé le gène de résistance à l'antibiotique, alors elle aura aussi fixé le gène d'intérêt. Il suffit donc d'asperger la préparation d'antibiotique pour connaître la réponse. Les cellules qui n'ont pas reçu le gène de résistance à l'antibiotique meurent et laissent la voie libre à celles résistantes à l'antibiotique ... et ayant le gène d'intérêt qu'on voulait insérer.

Ce gène technique ne servira plus à rien dans la suite de la vie de cet OGM. Signalons qu'il existe des techniques pour le retirer ensuite. Il se trouve que l'Industrie ne les utilise à peu près jamais.

Insistons sur le fait que le gène de résistance à un antibiotique fonctionne par l'émission d'une protéine (une enzyme le plus souvent). Il ne s'agit donc pas d'une résistance abstraite, mais bien d'une production d'une substance, laquelle interagit avec l'organisme, et dissocie l'antibiotique en d'autres molécules dont l'interaction avec l'organisme n'est pas connue. Pas plus que l'interaciton de l'enzyme avec les protéines de l'organisme hôte (l'OGM).

On trouvera sur notre site des extrait d'un article de P. Courvalin sur le sujet de l'apparition de résistances aux antibiotiques à cause de ce gène. Bien que peut-être faible ce risque, en ayant été totalement évacué, montre bien que les "autorités" ont été très légères.