Pourquoi de très nombreux scientifiques (du secteur privé comme du secteur public) refusent-ils de reconnaître le saut qualitatif des OGM, alors qu'en même temps, ils le vantent ?
Ainsi, l'INSERM écrit :
Depuis des millénaires l'homme est un "biotechnologue".
Il peut y avoir deux raisons à cette cécité, cet aveuglement, des scientifiques (y compris du secteur public !).
On remarquera que des grands organismes supra-gouvernementaux tentent maintenant de noyer le poisson en donnant la définition suivante de la biotechnologie :
Plusieurs autres sources similaires eussent pu être citées, mais celle-ci, supra-gouvernementale, continue en reprenant exactement le même discours que celui avancé par Monsanto qui consiste à dire que c'est donc pareil que ce que l'on a toujours fait, mais c'est nettement mieux, plus précis (cf. pourquoi c'est faux), ... :Le terme biotechnologie réfère à toute application technologique qui utilise des systèmes biologiques, des organismes vivant ou leur dérivés, pour fabriquer ou modifier des produits ou des procédés pour un usage spécifique.
La biotechnologie, sous la forme des techniques de fermentation traditionelle, a été utilisée pendant des décennies pour faire du pain, du fromage ou de la bière. Elle a aussi été la base de l'élevage traditionnel d'animaux et de plantes, comme l'hybridation et la sélection des plantes et animaux pour leur spécificités afin de créer, par exemple, des cultures avec un plus grand rendement.
La différence avec la biotechnologie moderne est que les chercheurs peuvent, maintenant, prendre un seul gène dans une cellule végétale ou animale et l'insérer dans une autre cellule végétale ou animale pour lui donner le trait désiré, comme la résistance à un insecte ou à une maladie.
Si un nom (biotechnologie) désigne des choses aussi différentes que le travail de sélection variétale (qui date du néolithique -10 000 ans) et la tomate au gène de poisson (que la nature n'aurait pas pu faire mais que les apprentis sorciers ont faite), ne veut-on pas nous les faire prendre l'une pour l'autre, c'est à dire nous faire accepter l'une parce que nous connaissons l'autre ? On voit que les scientifiques travaillent à l'acceptabilité, c'est à dire à nous les faire accepter.