L'acceptation des OGM dépend très fortement du continent. On
dit parfois que les américains les acceptent beaucoup plus que nous autres
européens. Cependant, comme on ne leur a pas vraiment posé la
question, ce n'est vraiment pas évident. D'ailleurs, quand on leur demande,
ils sont globalement opposés aux OGM. Il est certes évident que
pour les américains, « food is fuel » (l'aliment est
un combustible) alors que pour les européens « food is fun
» (l'aliment est un plaisir). Vous trouverez ci-dessous ceux des sondages
qui concernent les européens, les américains,
ou les asiatiques.
Pour les européens ;
23 septembre 2012 : Sondage IFOP/Ouest-France. Les Français sont
79 % à se dire « très inquiets » ou « plutôt
inquiets » (11% de plus que lors du dernier sondage du 3 septembre 2011
et 6 % de plus qu'en 2000). Les moins de 35 ans sont inquiets (71%), mais
moins que les plus de 35 ans (83%). Le sondage n'indique pas spécialement
de différence entre les femmes et les hommes. Source Ouest-France.
3 décembre 2011 : Selon le sondage IFOP/Ouest-France, 65 % des Français
restent inquiets (contre 73 % en 2000 et 68 % en 2008) face aux OGM et seuls
17 % ne sont pas inquiets, 18 % restant indifférents à la question.
Cette baisse est- peut-être due au fait que la peur des risques alimentaires
s'érode. C'est à nous d'insister sur le fait qu'on peut avoir
d'autres sujets de préoccupation !
La culture dorganismes génétiquement modifiés (OGM)
en plein champ en France se heurte à une opposition très forte
(80 %) des personnes interrogées, seules 19 % y étant favorable.
Source
Ouest-France.
27 juillet 2011 : sondage
fait par ISOPUBLIC à la demande de SWISSAID
et la Déclaration
de Berne auprès de 1003 suisses. 66,8% sont opposés à
la possibilité de déposer un brevet sur une plante. Hélas,
47,4% seraient prêts à renoncer à acheter une plante brevetée,
et 43,6 % n'y feraient pas attention. C'est bien sur ces 43,6% que les fabricants
d'OGM misent !
octobre 2010 : sondage Eurobaromètre
2010 (version cache ici) demandé par la Commission européenne.
On trouvera notre analyse de ce sondage dans notre communiqué de presse.
Retenons en que « les Européens ne perçoivent pas les
bénéfices des aliments génétiquement modifiés
et les considèrent comme risqués, voire dangereux. Les Européens
ne sont pas favorables au développement des aliments génétiquement
modifiés.» (conclusion p. 227) et « les Européens
sont persuadés que leurs gouvernements devraient prendre la responsabilité
de veiller à ce que les nouvelles technologies
bénéficient à tous, mais ils ne sont absolument pas convaincus
que ceux-ci agiront en conséquence.» (conclusions p. 229).
De plus, 23% des européens (UE à 27) (14% en France, 82% en
Grèce et 35% au Royaume-Uni p. 31-32) pensent que le développement
des aliments MG devrait être encouragé (61% (71% en France p.
32) pensent le contraire et 16 % ne savent pas).
On trouve à nouveau et de façon insistante que plus les gens
connaissent de choses sur els OGM, plus ils leurs sont opposés. (cf.
notre communiqué de presse plus précis).
14 octobre 2008 : sondage
européen ne portant pas sur la France. Dans dix pays européens,
le sondage tente de voir si les consommateurs appliquent concrètement
le boycott qu'il disent qu'ils appliqueraient si ils avaient des OGM dans
leurs étals. Après avoir demandé à des consommateurs
leur opinion de citoyen, ils les mettent en situation d'achat. Le résumé
explique que « Il est clair à partir des données vérifiées
d'achat réels contre les réponses aux questionnaires sur les
préférences et intentions des mêmes acheteurs que
la plupart des acheteurs n'évitent pas les produits étiquettés
MG [Manipulés Génétiquement]». On notera que cette
étude est comprise comme disant que l'avis des citoyens ne doit pas
être pris en compte.
On notera aussi que les citoyens parlent de questions éthiques dans
leur motivation contre les OGM.
Juillet 2008 : sondage
Eurobarometer (en version
complète) sur le clonage d'animaux à la demande de la Commission
européenne dans l'intégralité des pays européens.
84 % des européens pensent que les effets à long terme du clonage
sont inconnus (le taux serait encore plus élevé chez les spécialistes
!), 58% des européens considère que le clonage d'animaux pour
la production d'aliments est injustifié et 28 % accepteraient le clonage
d'animaux pour la production d'aliments dans certaines circonstances. On notera
que la dépèche
Reuters explique que la Commission voulait être aidée à
« decide whether it should approve the practice within the EU».
En clair, leur sondage va leur permettre de voir comment faire passer le clonage
des animaux en identifiant des cas particuliers qui ne choquent pas trop de
gens, puis à les médiatiser pour nous faire accepter le principe
même.
86 % des européens pense que c'est l'industrie alimentaire quyi profitera
du clonage pour les aliments. Le ministère américain de l'agriculture
(USDA) a dit en avril 2008 qu'il ne lèverait pas le moratoire volontaire
sur la vente de viande et de lait d'animaux clonés à court terme.
20 mai 2008 : sondage
CSA-« le Parisien » et « Aujourd'hui en France » 48%
des français ne font pas confiance au gouvernement pour "faire
une loi protectrice sur les OGM". Ils sont 45% à lui faire confiance.
Ils sont même 49% dans les campagnes contre 41% dans les villes à
ne pas faire confiance au gouvernement. « Ce sont les plus diplômés
qui ont le moins confiance. Ils sont 67 % contre 38 % pour les non-diplômés.
Ils contestent la loi sur le fond et la forme », détaille Jean-Daniel
Levy. Et après certains croient que les plus diplomés seraient
pour les OGM ... ( cache).
15 mai 2008 : selon un sondage
d'OpinionWay diffusée par Le Figaro et LC, 67 % des français
sont satisfaits du rejet du projet de loi OGM. Trente-quatre pour cent des
personnes interrogées considèrent comme "une très
bonne chose" le rejet inattendu du texte, mardi à l'Assemblée
nationale, à la suite d'une motion de procédure du député
communiste André Chassaigne, et 33% estiment que c'est une "assez
bonne chose".
10, 11 avril 2008 : sondage
IFOP / Le journal du Dimanche : 78% des sondés pensent que Nathalie
Kosciusko-Morizet (NKM) a eu raison de soutenir des positions assez restrictives
concernant la culture des OGM. Il faut rappeler qu'elle "s'en est remise
à la sagesse du Parlement" lors du vote d'un amendement qui a,
du coup, été voté. Cela a provoqué la colère
des pro-OGM qui lui en ont voulu. Cela révèle que les députés
(du parti présidentiel) votent pour ce que dit le gouvernement ...
A quoi sert alors qu'on vote pour eux puisqu'ils se déterminent non
pas en leur âme et conscience, mais selon les ordres reçus du
Château ... On remarquera que des députés du PS ont probablement
aussi obéi aux ordres du parti : On peut douter que M. Le Déaut
soit très anti-OGM ... D'autre part, NKM s'est exprimée de façon
dure pour J.L. Borloo (ministre) et J.F. COpé (président du
groupe UMP). Du coup, le gouvernement l'a sanctionnée en la privant
d'un voyage au Japon (oui, je sais, ca fait cour de récréation
...). 74% des sondés considèrent que c'était une mauvaise
décision.
Mars 2008 : sondage Eurobaromètre
2008 (cf. surtout la page 65) Ce sondage pan-européen montre que
70% des français sont opposés aux OGM (15% les soutiennent !),
seuls 2% n'en ont pas entendu parler. Le sondage dit que 58 % des européens
sont opposés aux OGM. Mais comme France et Allemagne font 70 % d'opposition
et représentent 130 millions de personnes, je m'étonne de ces
chiffres. L'étude conclut aussi que plus les gens considèrent
qu'ils connaissent les OGM, moins ils se sentent inquiets de leur usage en
ferme. Mais elle dit aussi que cela n'explique pas totu de l'opposition aux
OGM.
30-31 janvier 2008 : sondage CSA
/ Greenpeace montre
que 72 % des Français jugent « important » de pouvoir consommer
des produits sans OGM. Ils sont même 71 % à exiger qu'un produit
« sans OGM » ne contienne absolument aucun élément
génétiquement modifié (alors que l'étiquetage
n'est aujourd'hui obligatoire que si le produit contient plus de 0,9 % d'OGM).
60% des Français estiment que la France a plus intérêt
à développer sa production sans OGM plutôt quà
développer des cultures commerciales dOGM, contre seulement 12%
qui pensent le contraire.
Source : page
spéciale de Greenpeace ou trouvable par le site du CSA.
janvier 2008 : le ministère de l'Environnement demande un sondage
à l'IFOP selon lequel 77 % approuvent la décision du gouvernement
de suspendre la commercialisation du Mon 810, seul maïs OGM autorisé
à la culture en France. Ce sondage n'est pas publié sur le site
IFOP. On ne connait ce résultat que par sa publication dans Le
parisien.
13, 14 septembre 2006 : un sondage CSA
/ Greenpeace pour la
France. 66% sont inquiets « à l'idée de manger des produits
pouvant faire intervenir des OGM dans leur fabrication. ». On remarque
d'ailleurs que les catégories socioprofessionelles des cadres sont
plus volontiers inquiètes des OGM que les CSP- (ouvriers, ...). Cela
montre qu'il n'y a pas les "gens cultivés" qui sont pour
les OGM et les ignares qui sont contre ...
28 % sont favorable à une interdiction totale de la production et de
la consommation d'OGM, 58% sont favorable à une interdiction temporaire
le temps dévaluer les conséquences sur la santé
et lenvironnement et seulement 11% sont opposés à une
interdiction.
source : page
spéciale de Greenpeace ou trouvable par le site du CSA.
mai 2006 : sixième
eurobaromètre sur la perception de la science (biotechnologies,
nanotechnologies, thérapie génique) par les européens.
Environ 25.000 personnes ont été interrogées (soit environ
1.000 par pays ... Malte comme l'Allemagne !). ...
27 et 28 janvier 2006 sondage
BVA-Agir pour l'environnement auprès de 1003 personnes. 78% des Français
souhaitent interdire temporairement les OGM afin dévaluer précisément
leurs impacts sanitaires et environnementaux. Ils sont 72% à se déclarer
favorables à un référendum sur la réglementation
des OGM en France. 85% des français souhaitent que les labels Qualité
(Label rouge, AOC et bio) soient strictement sans OGM. 74 % attendent de leur
député « qu'il interdise strictement les cultures d'OGM
en application du principe de précaution ».
sondage en Russie : 95 pourcent des russes préfèrent les produits
sans composants transgénique même si ils coûtaient plus
cher. Une majorité des parents sont résolument opposés
aux composants génétiquement modifiés dans les nourritures
pour bébés et enfants. http://english.pravda.ru/science/19/94/377/16372_GMF.html
9 décembre 2004 sondage BVA réalisé pour le journal
La Dépêche du Midi. 72% des sondés indiquent qu'ils
répondraient "oui à l'interdiction des OGM" contre
28% qui diraient non à l'interdiction des OGM dans le Gers. Les sondés
sont tous gersois.
3 octobre
2004 : sondage IFOP : 63% des Français interrogés par lIfop
se disent inquiets, contre 73% quatre ans avant. Cest surtout le pourcentage
de personnes très inquiètes qui décroît, passant
de 28% à 19%. Linquiétude croît avec lâge,
les 50-64 ans étant les plus inquiets (73%), bien quelle reste
majoritaire dans toutes les tranches dâge.
18 juin 2004 : article dans Science [Bucchi et al.]
montrant que « Il n'est pas suffisant d'être plus informé
pour être favorable aux biotechnologies, en effet, c'est parfois le
contraire ». ce discours prend à rebrousse-poil le rapport de
mars 2003 trouvable à l'adresse http://lifesciencesnetwork.com/news-detail.asp?newsID=3564
qui affirmait que le rejet des biotechnologies est du au manque d'information.
16 février 2004 : sondage BVA réalisé à la demande
du Syndicat national de la presse agricole et rurale. Sur les 402 agriculteurs
interrogés fin janvier et cultivant au moins 35 hectares, 66% d'entre
eux se déclarent opposés à semer des OGM, même
s'ils étaient autorisés, 29% répondent "oui"
et 5% ne se prononcent pas. La réticence des éleveurs est encore
plus prononcée, 78% d'entre eux s'affichant contre leur utilisation.
7 et 8 janvier 2004 : sondage SOFRES "Les Français et les tabous"
(sic) commandé par Le Figaro Magazine auprès d'un échantillon
national de 1 000 personnes. Les français sont plutôt opposés
ou tout à fait opposés à 76 % (4% d'indécis).
Seulement 20 % sont plutôt favorables ou tout à fait favorables. http://www.tns-sofres.com/etudes/pol/190104_tabous_r.htm
21 mars 2003 : sondage européen Eurobaromètre 58.0 "Les
européens et la biotechnologie". 50 % des gens qui ont répondu
rejettent les aliments OGM même s'ils ont moins de résidus de
pesticides ou sont plus respectueux de l'environnement (c'est à dire
moins dégradant ...). Ce sondages est très important, tant en
taille qu'en importance. Les sondeurs expliquent que « le soutien aux
culture et aliments OGM a décliné et l'opposition s'est accrue
sur la période 1996-1999 ». La table 18 montre que le niveau
de rejet des OGM (agricoles ou alimentaires) est à peu près
indépendant du niveau d'études. http://europa.eu.int/comm/public_opinion/archives/eb/ebs_177_en.pdf
ou cache (1,2 mégas).
décembre 2002 Les attitudes des européens à l'égard
de l'environnement commandé par la Commission européenne.
Où l'on apprend que 41% des européens sont "très
inquiets" (very worried) à propos des OGM. Il faut aussi inclure
les "assez inquiets" pour obtenir ceux qui, a priori, s'opposent
aux OGM, mais ce taux, qui a été collecté, n'est pas
rendu public ... http://europa.eu.int/comm/environment/barometer/barometer_2003_fr.pdf
septembre 2002 : sondage Ipsos-Amgen (Amgen est une entreprise de biotechnologies).
«Les Français et la biotechnologie». Pour 74% des personnes
interrogées, l'introduction de gènes dans un être vivant
ou une cellule afin de produire des médicaments ou des vaccins est
dangereuse. Cette manipulation est moralement et éthiquement condamnable
pour 44% d'entre elles. Il s'agit donc là de modification à
usage thérapeutique.
Martine Perez, dans Le Figaro du 22 octobre 2002 écrit pour
commenter ce même sondage : « la production de médicaments
à partir d'organismes modifiés (...) est considérée
comme éthiquement acceptable pour seulement 50 % des personnes ».
De même un verre peut être à moitié plein ou à
moitié vide. Comme quoi interpréter un sondage est une forme
de biais. N'hésitez donc pas à vous reporter aux liens qui nous
avons trouvés pour les termes précis des questions, ...
juin 2002 : Perception de la sécurité alimentaire : le
cas des aliments génétiquement modifiés Etude rédigée
pour le centre de recherche commun de la Commission européenne. Ils
remarquent notamment l'existence d'un groupe caractérisé à
la fois par une excellente connaissance des aliments GM et par une farouche
opposition à ces produits. Sinon, ils expliquent surtout comment les
gouvernements doivent faire pour nous les faire accepter. Ainsi, l'un des
mots clés de l'étude est stratégie de communication
ciblée.
Cf. le rapport en
anglais ou en
français.
30 novembre 2000. Un sondage de l'INRA qui conclut que 49% des citoyens
considèrent encore qu'un produit contenant 0,1% d'OGM doit être
étiqueté "avec OGM". Ils mesurent que 50 % de lopinion
est même hostile à lusage des OGM pour les emballages ou
les carburants.
80% réclamant un seuil unique au seuil de détection
Ainsi, un produit étiqueté à 1% conduit à une
baisse moyenne des propensions à payer de 10%, avec seulement 8,5%
de boycotte. Un produit étiqueté à 0,1% conduit à
une baisse moyenne des propensions à payer de 0,6% seulement
Pour respecter le seuil de 0.1 % de contamination de grain (et non de semences)
de maïs, une distance de 400 m est nécessaire. Les productions
de semences, eu égard à leur moindre émission de pollen,
nécessitent des précautions encore plus grandes (par exemple
: 400 m au lieu de 100 pour respecter un seuil de 1 %). http://www.inra.fr/genomique/communique7.html
21 septembre 1999 (dépèche AFP) : D'après un sondage
BVA, sur 1.018 personnes interrogées du 16 au 18 septembre, 65% affirment
soutenir les actions des agriculteurs contre Mc Donald, symbole de la mondialisation
et des ambitions hégémoniques des Etats-Unis. Elles sont également
78% à se sentir solidaires des actions des agriculteurs français
contre l'introduction des OGM dans l'agriculture.
Pour les américains (états-uniens,
canadiens) ;
Un texte
rédigé par Greenpeace Canada résume les sondages faits
au Canada et aux Etats-Unis sur ces questions.
Mars 2011 : sondage MSNBC.
96,1% des 45.466 votants (par internet) ont dit qu'ils pensaient que les aliments
génétiquement modifiés devraient être étiquetés.
3,1% pensent que le gouvernement américain dit que ces aliments sont
bons et ca suffit.
25 février 2011 : Pensez-vous que les aliments génétiquement
modifiés devraient être étiquetés ?
96% de "oui" sur 45,000 votants Source
MSNBC
17 septembre 2010 Washington Post. Devrait-on étiqueter les aliments
génétiquement modifiés ?
Oui à 95% source
Washington Post
11 novembre 2008 Consumer Reports. Le sondage de 2008 sur l'étiquetage
des aliments a monté que 95 % des répondants ont dit qu'ils
considéraient que les aliments issus d'animaux génétiquements
modifiés devraient être étiquetés Et 78% d'entre
eux étaient fortement en accord sur cette position. Source
Consumer Reports.
octobre 2008 : sondage
à la demande de la Soil Association (organisme de certification biologique
en Angleterre) 87 % des américains croient que leur nourriture devrait
pouvoir avoir une étiquette disant si l'aliment contient des ingrédients
GM (Génétiquement Modifié). 53 % disent qu'ils qu'ils
ne choisiraient pas de manger des aliments GM.
mai 2008 : sondage CBS
News/New York Times selon lequel 87% des consommateurs voudraient que
els aliments OGM soient étiquetés. Ils sont aussi 53% à
dire qu'ils n'achèteront pas les aliments OGM (bien sûr s'ils
étaient étiquetés !).
7 mai 2007 : sondage
de Léger Marketing réalisé pour le compte de Greenpeace,
à la veille de la rentrée parlementaire à lAssemblée
nationale. Selon ce sondage, 86 % des Québécois appuient létiquetage
obligatoire des OGM, comparativement à 76 % en 2004 (cf. ci-dessous).
décembre 2006 : sondage annuel fait par internet organisé
par l'IFIC qui est globalement favorable aux OGM. Voilà quelques-unes
des conclusions. Seulement 2% des gens ont dit avoir récemment changé
leurs comportement à cause de préoccupations liées aux
biotechnologies. Beaucoup de consommateurs sont neutres (33%) ou peu sûrs
(18%) quand on leur demande leur opinion sur les biotechnologies alimentaires.
Parmi ceux qui ont une opinion, il y en a deux fois plus (32%) qui ont une
opinion positive qu'une opinion négative (17%). Une grande majorité
de consommateurs (82%) disent qu'il n'y a pas d'information qu'ils voudraient
voir ajoutés sur les étiquettes. Seul 1% nomme l'origine biotechnologique
comme une information qu'ils voudraient voir.
Dans le même temps, le taux de personnes n'ayant lu ou entendu "rien
du tout" sur les biotechnologies animales a augmenté (sic !) pour
la deuxième année consécutive ... (55% vs. 46% en 2005
et 40% en 2004).
7 décembre 2006 : sondage
annuel organisé par le Pew Initiative sur les OGM. Alors que 89
% de la surface de soja, 83% du coton et 61% du maïs sont des PGM, un
quart des américains sondés pensent ne jamais avoir mangé
d'aliment dérivé d'une PGM. 34 % des américains pensent
que les PGM sont sains et 29% le contraire. Depuis le début, chacun
de ces camps a grossi de 5% par an. On notera que bien que l'objectif soit
de sensibiliser les américains, la conséquence sera de banaliser
les PGM. Plus généralement, ce sondage travaille plutôt
à l'acceptabilité qu'à la discussion. Le sondage révèle
que le clonage des animaux destinés à être mangé
"cause un grand inconfort" (sic).
27 octobre 2005. C'est une étude
de sensibilité à diverses questions comme induisant une plus
grande sensibilité aux OGM conduite sur 1008 canadiens. Ils concluent
notamment que les préoccupations générales sur la santé
et l'environnement n'est pas très corrélé avec l'activisme
anti-OGM alors que les proccupations économiques contre les corporations,
la lutte (ils parlent de peur) contre la globalisation et la confiance que
ces aliments OGM ne sont pas naturels ont une nettement plus grande corrélation
avecle rejet des OGM.
10 mai 2004: Sondage Léger Marketing pour le compte de Greenpeace,
Option consommateurs et l'Union des consommateurs. Selon ce sondage,
83 % des Canadiens et 91 % des Québécois veulent que le gouvernement
fédéral impose l'étiquetage obligatoire des OGM (organismes
génétiquement modifiés). De plus, 87 % des Québécois
souhaitent que le gouvernement du Québec impose lui-même l'étiquetage
obligatoire des OGM, si le gouvernement fédéral persiste à
ne pas le faire.
Septembre 2003 Ce sondage
a été commandé par une association de soutien aux industries
biotechnologiques. Il montre notamment que 89 % des sondés pensent
que la FDA ne devrait pas laisser dans la nature ou dans l'alimentation des
OGM dont on n'aurait pas prouvé qu'ils sont sûrs (safe). Mais
les questions sont assez biaisées. Le vent tournant aux EUA sur la
perception des OGM, la question posée d'une interdiction des OGM est
posés sous la forme la plus stupide. Bref, comme tout sondage, il doit
être pris avec des pincettes.
2003 : étude scientifique sur la demande des consommateurs
américains pour de l'étiquetage. Mais les chiffres (surtout
la table 5) sont mal présentés. On retiendra (question 11) qu
85% des américains veulent que els aliments OGM soient étiquetés.
Mars 2003. Une étude faite par le ministère de l'agriculture
des EUA. Tous les interviewés se sont dits favorables à payer
plus cher pour des produits conventionnels que pour des produits avec OGM
étiquetés. [Tegene]
16 juillet 2003 (AFP, sondage réalisé par téléphone
auprès de 1024 personnes) Plus de la moitié des américains
nachèteraient pas de produits alimentaires contenant des OGM
si leur présence était spécifiée sur les étiquettes.
Un tiers des Américains, tentent déviter les OGM. Si leur
présence était mentionnée sur les étiquettes,
55% des personnes interrogées n'achèteraient pas de produits
OGM. La mention OGM sur létiquette, refusée, jusquà
présent, par lindustrie alimentaire, st souhaitée par
92% des personnes interrogées. Elles sont par ailleurs 85% à
vouloir qu'il soit précisé si les animaux d'élevage ont
été traités aux hormones ou avec des antibiotiques.
4 février 2002. Ce sondage
a été commandé par une association en faveur de la promotion
des biotechnologies aux EUA. Il montre notamment que 40 % des sondés
pensaient à l'époque que les risques l'emportaient sur les avantages.
19% pensaient que les deux étaient équivalents et 33 % que les
avantages l'emportaient. Il ne s'agit donc pas d'un soutien sans faille. D'ailleurs,
la question ne se pose pas puisque leurs politiques ne leur ont pas posé
la question. Aux européens non plus d'ailleurs !
19 août 2001 ABC News. Un sondage de ABC News trouve que 93% du public
américain veut que le gouvernement fédéral requière
un étiquetage obligatoire des aliments génétiquement
modifiés. source
ABC News.
26 juillet 2001. Ce sondage, demandé par une association de soutien
aux industries biotechnologiques porte sur les positions concernant les aliments
OGM et les sensibilités religieuses. Il montre que les juifs sont les
plus prompts à soutenir les modifications génétiques
des aliments, les chrétiens y sont en majorité opposés
et les musulmans sont les moins enclins à la soutenir. http://pewagbiotech.org/research/survey7-01.pdf
Mars 2001 (après le scandale Starlink et le rappel de nombreux aliments).
Cette étude comporte plusieurs contradictions que rapporte elle-même
l'association IFIC. En gros, les américains soutiennent la politique
de al FDA de ne pas étiqueter sauf si il y a un allergène dans
un OGM ou si l'OGM n'est pas « substantiellement équivalent ».
Notons qu'un aliment est équivalent en substance si la proportion des
protéines nouvelles est suffisamment faible. Avec une telle définition,on
peut ne pas faire de différence entre le lait, l'eau et le vin ...
L'étude trouve que que les américains sont tout de même
favorable à la politique d'étiqueter tout, même si l'OGM
est équivalent à un produit classique. La contradiction avec
ce qui précède est flagrante. Cf.
le rapport ou notre version en cache.
15 août 2000 (2000-08-15). Canada Newswire rapporte qu'une étude
CHFA Health Study a montré que
95 % considèrent qu'ils devraient avoir la possibilité
de choisir d'acheter des aliments contenant ou non des OGM ;
94 % demandent un etiquetage sur les aliments contenant des OGM ;
près de 60 % considèrent que les OGM constituent un risque
pour l'approvisionnement alimentaire canadien ;
quand ils apprenent que les aliments bio (organic) ne contiennet pas
d'OGM, environ 38 % se disent plus enclins à acheter des aliments
"bio" (c'est à dire issus de l'agriculture biologique).
14 juin 2000 (cf. détails dans les résultats sur les asiatiques).
selon un sondage fait par Angus Reid Group du Canada, 59% des canadiens et
51 % des étasuniens considèrent les OGM comme "non désirables".
Dans un sondage conduit en 1998, les chiffres pour les États-Unis et
le Canada n'étaient que de 45%.
Pour les asiatiques :
14 juin 2000. Le journal japonais le Nihon Noryo Shimbun rapporte qu'un
sondage auprès des consommateurs dans 8 pays mené par Angus
Reid Group du Canada, les consommateurs japonais sont les plus opposés
aux produits agricoles génétiquement modifiés.
82% des Japonais ont qualifié les organismes génétiquement
modifiés (OGM) de "non désirables". Ailleurs, le pourcentage
donnant une telle réponse était de 71% en France, de 59% au
Canada, de 58% au Royaume-Uni et de 51% aux États-Unis.
Références :
[Bucchi et al.] Massimiano Bucchi et Federico
Neresini, Why people are hostile to biotechnology ? Science , Vol. 304,
Issue 5678, 1749, 18 Juin 2004 . Cf. aussi M. Bucchi, F. Neresini, Nature
416 , 261 (2002) dans le même sens. [Tegene] Tegene et al. (2003): The Effects
of Information on Consumer Demand for Biotech Foods: Evidence from Experimental
Auctions. ERS Research Brief, Technical Bulletin No 1903