Biotechnologies

Luc Guyau (Président de la Fédération Nationale des Syndicats d'Exploitants Agricoles FNSEA)
« Les agriculteurs ont droit à la modernité ». M. Guyau parlait, en l'occurence des farines animales ... Libération, Juin 1996

Monsanto :
« Le progrès et l'innovation sont nécessaires à l'agriculture française pour en assurer la pérennité et la compétitivité [...] . Il est temps d'adopter une attitude responsable, basée sur la science, pour une utilisation raisonnée des plantes et des produits alimentaires issus des biotechnologies et au nom d'une légitime aspiration au progrès. » Monsanto dépèche citée par Agrisalon le 17 août 2004.

OCDE

« S'il est urgent de réduire les émissions de gaz à effet de serre, cela ne doit pas se faire au détriment de l'économie »
« L'opinion publique est un puissant levier qu'il importe de maîtriser »
« La biotechnologie industrielle est un domaine rigoureusement maîtrisé, soutenu par des organismes publics responsables »

L'Observateur (revue de l'OCDE) n° 216 mars 1999

« Tout risque posé par les organismes à ADN recombiné devrait être de même nature que ceux présentés par les organismes classiques. (..) la prévisibilité [des techniques de l'ADN] sera souvent plus grande que celle des méthodes classiques de modification des organismes [on notera l'expression de modification de l'organisme alors qu'il s'agit en fait d'une orientation des mutations (aléatoires) naturelles] ; il n'y a aucune justification scientifique à l'adoption d'une législation visant spécifiquement les organismes à ADN recombiné »

OCDE Considérations relatives à l'ADN recombiné, Paris 1986

George Poste, directeur scientifique du groupe pharmaceutique SmithKline Beecham

M. Poste parle de « l'angoisse et de la stupidité du public face à des évolutions technologiques que nous tenons désormais comme acquises - ou plutôt non : que nous considérons et exigeons comme des droits inaliénables -, trouvent leur source commune dans l'ignorance du public en matière scientifique et dans la menace ressentie par les pouvoirs économiques et politiques établis. Lorsque, comme ce sera toujours le cas, subsistent des incertitudes, on devrait tenir compte des ambiguïtés et prendre des mesures afin de réduire lesdites incertitudes par des expérimentations intelligentes, et non pas céder à la tyrannie irrationnelle de la populace. » Financial Times, janvier 2000

 

Génétique humaine

Francis Bacon, philosophe des sciences, ayant fortement influencé la conception des sciences ultérieure.

« La nature est une femme publique. Nous devons la mater, pénétrer ses secrets et l'enchaîner selon nos désirs » cité par Serge Latouche La Mégamachine, La Découverte/MAUSS, 1995, p. 137.

« Nam et ipsa scientia potestas est », que l'on peut traduire par « En effet le savoir lui-même est pouvoir », plus connu sous sa forme moderne et donc transformée : « Savoir, c'est pouvoir » Meditationes Sacræ, De Hæresibus, 1597.

Arthur Caplan, bioéthicien de l'Université de Pennsylvanie (Penn State)

« Fabriquer des enfants sexuellement deviendra rare [...] De nombreux parents sauteront sur la chance de faire [make] leur enfant plus intelligent, plus adapté et plus agréable à voir. Les considérations éthiques seront dépassées par la prise de conscience de ce que la technologie fait pour de meilleurs enfants. Dans une société de marché exaltant la compétition, les gens voudront donner à leurs enfant un avantage. Ils seront petit à petit habitués à penser qu'un avantage génétique n'est pas si différent d'un avantage d'environnement »

Source : http://abcnews.go.com/ABC2000/abc2000living/babies2000.html

Texte anglais : «[M]aking babies sexually will be rare, .../... [M]any parents will leap at the chance to make their children smarter, fitter and prettier. Ethical concerns will be overtaken by the realization that technology simply makes for better children .../... In a competitive market society, people are going to want to give their kids an edge. They'll slowly get used to the idea that a genetic edge is not greatly different from an environmental edge.»

Jean-Pierre Changeux, neurobiologiste, longtemps président du Comité National Consultatif d'Ethique.

« La prise en compte des progrès de la science dans l'activité normative apportera nécessairement un fort contingent d'universalité à la réflexion éthique [...] C'est à cela qu'oeuvre le CCNE » Point de vue d'un neurobiologiste sur les fondements de l'éthique. Pourquoi la science ? sous la direction de M. Meulders, M. Cromelinck et B. Feltz. Champ Vallon, Collection Millieux 1997

Bill Clinton, Président des EUA

« Dans un futur proche, quand un bébé arrivera, la fiche génétique complète de cet enfant sera imprimée sur une carte et vous, les parents, aurez la possibilité de prendre toute décision à propos de votre enfant sur la base de cette information »

cité par Phil Bereano 90.3 FM-Radio le 19 janvier 1998

texte anglais : « In the not too distant future when a newborn baby arrives, the whole genetic makeup of that child will be printed on a card and you, the parents will be able to make all kinds of decisions about your child on the basis of that information »

Daniel Cohen, généticien, cofondateur du généthon et du CEPH. Actuellement directeur général de GENSET,

« À bas la dictature de la sélection naturelle, vive la maîtrise humaine du vivant ! Car à quoi bon se voiler la face ? Il est évident que l'homme, dans un avenir plus ou moins proche, aura le pouvoir de modifier son patrimoine génétique. Et l'appréhension que suscite l'évocation d'une telle échéance ne semble guère justifiée. […] Je suis persuadé que l'homme futur, celui qui maîtrisera parfaitement les lois de la génétique, pourra être l'artisan de sa propre évolution biologique, et non celui de sa dégénérescence. »
Les gènes de l'espoir, Laffont 1993

« La biologie moléculaire, ça n'est au bout du compte que des problèmes de plomberie / découper, souder, coller, ligaturer des gènes »
Les gènes de l'espoir, Laffont 1993

« Les hommes ont pratiqué la modification volontaire des espèces végétales depuis des temps immémoriaux »
Les gènes de l'espoir, Laffont 1993

Harry Collins, Vice président pour les transfert technologiques de l'entreprise Delta & Pine Lands qui a, depuis, fusionné avec Monsanto.
« La pratique séculaire de sauvegarde des semences désavantage terriblement les agriculteurs du tiers-monde, qui se trouvent ainsi condamnés malgré eux aux variétés obsolètes pour n'avoir pas fait l'effort de cultiver de nouvelles variétés plus rentables.» Source : article non publié, mais distribué par l'auteur lors d'une rencontre de la FAO à Rome le 12 juin 1998.
« The centuries old practice of farmer-saved seed is really a gross disadvantage to Third World farmers who inadvertently become locked into obsolete varieties because of their taking the ‘easy road’ and not planting newer, more productive varieties.»

Francis Crick, co-découvreur avec J. Watson de la structure de l'ADN. Prix Nobel 1962

« Aucun enfant nouveau-né ne devrait être reconnu humain avant d'avoir passé un certain nombre de tests portant sur sa dotation génétique […]. S'il ne réussit pas ces tests, il perd son droit à la vie »

La Recherche mai 1984. La citation date de janvier 1978 et est citée dans Pacific News Service :
« no newborn infant should be declared human until it has passed certain tests regarding its genetic endowment and that if it fails these tests, it forfeits the right to live.»

Oliver Curry Théoricien de l'évolution à la London School of Economics.
« Alors que la Science et la Technologie ont la possibilité de créer un habitat idéal pour l'humanité dans le prochain millénaire, il est possible qu'il y ait un héritage génétique monumental sur les millénaires suivants à cause de ce qu'elle se reposera trop sur la technologie, réduisant notre capacité naturelle à résister aux maladies, ou notre capacité à interagir les uns avec les autres. » Selon lui, la course humaine connaitrait son apogée vers les années 3.000, avant un déclin dû à la dépendance en la technologie. Les descendants de la classe génétique supérieure seraient grands, minces, en bonne santé, attirants, intelligents et créatifs et très éloignés des humains sous-classe qui auraient évolué vers l'état de crétins, laids, petites créatures à l'allure de lutins.[...] Les différences raciales seront effacées par les croisements entre races, produisant une race uniforme de gens à la peau couleur café. Cependant, avertit le Dr Curry, dans 10.000 ans, les humains pourrait avoir payé un prix génétique pour le fait qu'ils se reposent sur la technique [technologie].
Source et extraits :
« While science and technology have the potential to create an ideal habitat for humanity over the next millennium, there is a possibility of a monumental genetic hangover over the subsequent millennia due to an over-reliance on technology reducing our natural capacity to resist disease, or our evolved ability to get along with each other » (dixit Curry)
The descendants of the genetic upper class would be tall, slim, healthy, attractive, intelligent, and creative and a far cry from the "underclass" humans who would have evolved into dim-witted, ugly, squat goblin-like creatures. [...] Racial differences will be ironed out by interbreeding, producing a uniform race of coffee-coloured people.
However, Dr Curry warns, in 10,000 years time humans may have paid a genetic price for relying on technology.
Spoiled by gadgets designed to meet their every need, they could come to resemble domesticated animals.

François Dagognet, philosophe

« On reste trop accroché à la procréation dite artisanale, lorsque la mère, ainsi que le père, assurent tous les rôles. Or il ne coûte pas qu'ils soient distingués : la techno-science les a démantelés et sait les "régler" séparément [...] Le vouloir seul devrait compter, relayé par la procréatique qui le sert. [...] La grossesse, en effet, tisse des liens difficiles à déchirer entre la mère et le foetus : mais il n'en faut pas moins briser le concept de maternité ».
La maîtrise du vivant François Dagognet, Hachette 1988, réédité en 1998
On rapprochera ces propos de ceux de E. Badinter qui lutte contre ce même principe de maternité et du livre Le meilleur des mondes de Aldous Huxley qui fait dire ces même choses (vues comme des bétises par lui, bien sûr).

Robert Edwards Pionnier des enfants éprouvette et expert en diagnostic préimplantatoire en Angleterre

« Bientôt, il sera un péché des parents d'avoir un enfant qui portera la lourd fardeau d'un désordre génétique. Nous entrons dans un monde où nous devons considérer la qualité de nos enfants »

Propos lors d'une conférence le 15 septembre 1999 organisée par le Galton Institute ex-Eugenics Society (société d'eugénisme !). THE GUARDIAN mercredi 22 septembre 1999 Jay Griffiths

 « Il faut améliorer génétiquement l'espèce humaine, rendre l'ADN humain parfait, afin que les gens soient moins atteints de maladies, plus intelligents et vivent plus longtemps » Cité dans Va-t-on modifier l'espèce humaine ? Le Nouvel Observateur, Documents n° 10 p. 80 (ces propos datent de 1990).

Roger Gosden, ancien étudiant de Robert Edwards
« L'arrivée de l'ectogenèse [faire porter des enfants dans des machines !] annoncerait probablement une foule de nouvelles opportunités pour notre espèce - sociales aussi bien que biologiques »
Designing babies

version anglaise : « The arrival of exogenesis would probably herald a host of new opportunities for our species — social as well as biological »

Richard Lynn directeur du Ulster Institute for Social Research.
Pour lui, la sélection naturelle a cessé car « les moins adaptés et le moins intelligents », avec « moins de principes moraux » ont des taux de fertilité supérieurs aux mieux adaptés et plus intelligents.

« Les noirs ont un QI plus bas que ceux des blancs. Une partie des raisons est génétique ».
« Les noirs ont des taux de testostérone plus élevés, ce qui rend les hommes (males) plus agressifs et contribue à leur fort taux de criminalité »

source : THE GUARDIAN mercredi 22 Septembre 1999 Jay Griffiths

Ces propos ont été tenus lors de la conférence du 15 septembre 1999 organisée par le Galton Institute ex-Eugenics Society. Le Professeur Lynn a reçu une bourse de la Fondation Pioneer (la même entreprise, basée essentiellement dans le sud des EUA, fait des OGM) pour participer à ce colloque.

Hermann Joseph Muller Prix Nobel de médecine

 « Il y a une obigation sociale et morale faite à l'homme d'aujourd'hui d'intervenir sur lui-même pour se promouvoir généralement au niveau intellectuel le plus élevé » 1910 Source à retrouver (cité par M. Vacquin Main basse sur les vivants p. 175

Jean Rostand, biologiste

 « Devant cet envahissement, ce pullullement de mauvais gènes, comment ne songerait-on pas à garantir, à assainir le matériel héréditaire de l'espèce, et se défendrait-on d'imaginer tout ce que gagnerait l'humanité à un contrôle légal de la procréation, exercé par un conseil d'experts ? » L. Cuénot et J. Rostand, Introduction à la génétique, centre de documentation universitaire, Paris, Tournier et Constant, 1936

Lee Silver, Professeur de biologie Moléculaire à Princeton

Dans son livre, ce professeur de biologie moléculaire explique les différences entre les GenRich (ceux qui sont assez riches pour "mettre" des gènes chers, donc meilleurs, dans le génome de leurs enfants) et les Naturels (les autres) :

« Les GenRich portent tous des gènes synthétiques (...) Tous les aspects de l'économie, des medias, de l'industrie des loisirs et de la culture, sont contrôlés par la classe des GenRich. Les Naturels, étant peu payés comme employés ou travailleurs, mettent leurs enfants dans les écoles publiques (...) Si l'accumulation des connaissances en génétique et les progrès de l'amélioration en génétique continuent, (...) la classe des GenRich et celle des Naturels deviendront des espèces entièrement séparées avec autant d'intérêt l'une dans l'autre que les humains actuels pour les chimpanzés.»

Source : Re-Making Eden (New York: Avon Books) (1998)

texte anglais : « The GenRich - who account for 10 percent of the American population - all carry synthetic genes [...] that were created in the laboratory ...All aspects of the economy, the media, the entertainment industry, and the knowledge industry are controlled by members of the GenRich class [...] Naturals work as low-paid service providers or as laborers, and their children go to public schools... If the accumulation of genetic knowledge and advances in genetic enhancement technology continue [...] the GenRich class and the Natural class will become...entirely separate species with no ability to cross-breed, and with as much romantic interest in each other as a current humans would have for a chimpanzee.» (pp 4-7).

Et encore une citation du même professeur de biologie moléculaire à Princeton extraite du même livre, mais aux pages 9 à 11 :

« La société américaine adhère au principe que la liberté et la chance individuelles sont les premiers déterminants de ce que peuvent faire les individus [...] En vérité, dans une société qui met en premier la liberté individuelle avant tout, il est difficile de trouver une base légitime pour restreindre la reprogénétique. Elle ne sera pas contrôlée par les gouvernements ou sociétés, ni même les scientifiques qui les ont créées. Il n'y a pas de doute [...] qu'on le veuille ou non, le marché global régnera en maître.»

texte anglais : « Many think that it is inherently unfair for some people to have access to technologies that can provide advantages while others, less well-off, are forced to depend on chance alone... (But) American society adheres to the principle that personal liberty and personal fortune are the primary determinants of what individuals are allowed and able to do. Anyone who accepts the right of affluent parents to provide their children with an expensive private school education cannot use "unfairness" as a reason for rejecting the use of reprogenetic technologies. Indeed, in a society that values individual freedom above all else, it is hard to find any legitimate basis for restricting the use of reprogenetics... I will argue (that) the use of reprogenetic technologies is inevitable. It will not be controlled by governments or societies or even the scientists who create it. There is no doubt about it...whether we like it or not, the global marketplace will reign supreme. »

Pour la rédaction de ce livre, Lee Silver a reçu l'aide logistique et financière du CNRS (français), de Georges Carle (ex-chercheur du CNRS), Patrick Gaudray (membre du Comité Consultatif National d'Ethique CCNE de France depuis 2007) et Claude Turc-Carel (Université de Nice).

Peter Singer, Centre for Human Bioethics, Monash University

« Si l'on compare un enfant sérieusement défectueux avec un animal non humain, un chien ou un porc par exemple, on trouve souvent que le non humain a des capacités supérieures ... »

Pediatrics Juillet 1983
texte anglais : « If we compare a severely defective human infant with a nonhuman animal, a dog or a pig, for example, we will often find the nonhuman to have superior capacities.... We can no longer base our ethics on the idea that human beings are a special form of creation, made in the image of God »

Dr. Stock

« Par l'application des techniques de la biologie aux embryons et, après, au processus de reproduction, en lui-même, le Sur-Homme [Metaman] prendra contrôle de l'évolution humaine [...] Quand les gens commencent à se restructurer [reshape] grâce aux manipulations génétiques [...] la définition de "humain" commence à dériver. [...] Des pressions de compétition sur le Surhomme [Metaman] assureront la diffusion de tout moyen significatif d'améliorer les capacités humaines. Les populations qui adopteront ces techniques ont de fortes chances de surpasser celles qui ne les adoptent pas. [...] De tels changements ne seront pas sans douleur (...). Mais se demander si ils sont "sages" ou "souhaitables" rate le point essentiel qu'ils ne seront pas une question de choix ; ils seront les produits inévitables de l'avance technologique intrinsèque au Surhomme [Metaman] »

METAMAN: The Merging of Humans and Machines into a Global Superorganism pp. 168-199


« By applying biological techniques to embryos and then to the reproductive process itself, Metaman will take control of human evolution.. Once people begin to reshape themselves through biological manipulation (...) the definition of "human" begins to drift. Altering even a small number of the key genes regulating human growth might change human beings into something quite different ... Competitive pressures within Metaman will ensure the spread of any useful ways of significantly enhancing human capabilities. Populations that adopt such techniques will generally outdistance those that do not (...) if a process were developed to triple human intelligence (...) these too would soon become 'necessities'. Such changes will not be painless. (...)But asking whether such changes are 'wise' or 'desirable' misses the essential point that they are largely not a matter of choice; they are the unavoidable product of the technological advance intrinsic to Metaman. »

James Watson, co-découvreur avec Francis Crick de la structure de l'ADN. Prix Nobel 1962.

« Il faudra que certains aient le courage d'intervenir sur la lignée germinale sans être sûr du résultat. De plus, et personne n'ose le dire, si nous pouvions créer des êtres humains meilleurs grâce à l'addition de gènes (provenant de plantes ou d'animaux), pourquoi s'en priver ? Quel est le problème ? ».

Courrier International 21 décembre 2000. Propos prononcés lors du symposium de 1998 à UCLA sur la thérapie germinale (c'est à dire la modification génétique d'humains).

 « Quand la première fécondation in vitro a eu lieu en 1978, j'ai compris que ça n'était plus qu'une question de temps avant le clonage d'animaux et aussi d'humains [...] Il faut toutefois se souvenir que le clonage n'est pas comparable à la bombe atomique. La seule personne qui sera affectée par le clonage sera le clone lui-même » Libération 14 mars 1997. Bien sûr une société où un enfant serait cloné n'affecterait pas que l'enfant, mais bien toute la société.

Robert Winston, professeur en Etudes sur la Fertilité au Imperial College (Londres)

« Il est difficile d'argumenter qu'il y ait quoi que ce soit de mauvais à produire [!] un clone humain. Il y a, après tout, environ 25 000 clones humains au Royaume-Uni, qui vivent des vies parfaitement normales. Ce sont des jumeaux. » With this designer baby we open the door to a scientific nightmare15 décembre 2001 (Reuters, Londres).

Texte anglais : «In itself, it is difficult to argue that there is anything wrong with producing a human clone. There are, after all, some 25,000 human clones in the UK living perfectly normal lives - they are identical twins. »

Recherche et intérêts

Richard Horton, éditeur de The Lancet

«Il y a un grand potentiel d'investissement dans la recherche anglaise qui pourrait venir des industries de technologie alimentaire et toute préoccupation sur la sécurité pourrait mettre en danger cet investissement gigantesque. Je peux donc comprendre que les scientifiques soient inquiets de mettre en danger cet investissement. »

Texte anglais : « There is a great deal of potential research investment in the UK that could come from food technology industries, and any concerns about the safety of these foods could jeopardise this huge investment. So I can understand why scientists would be very anxious about jeopardising that investment.? » (Channel 4 News, Friday 15 October 1999)