OGM et pollution

Voici quelques citations de personnes affirmant plus ou moins que les OGM pollueront moins. Le plus souvent, il n'est pas dit à quoi on compare les OGM, mais le plus souvent c'est à l'agriculture industrielle qui pollue assurément. Les chercheurs des entreprises relayés par ceux du secteur public ayant contribué à l'instauration de cette agriculture industrielle qui pollue, nous ne sommes pas enclins à leur faire un confiance trop grande. Examinons donc ce que disent certains d'entre eux (bien sûr pas tous !).

« Je me suis rendu compte que les OGM étaient bons pour la nature parce qu'ils nécessitent moins de pesticides, et bons pour les agriculteurs parce qu'ils fournissent de meilleurs rendements. Bref, tout le monde y gagne.»
Javier Escanillas, fermier en Aragon (Espagne) 25 octobre 2004 (Cordis Nouvelles). Pour le rendement, on pourra consulter par exemple le rapport de l'UCS.

« Des douzaines de cultures génétiquement modifiées et de plantes de jardin sur le marché ont été génétiquement améliorées avec un certain nombre de gènes introduits. Parmi celles-ci des maïs et cotons résistants à l'insecte (qui requièrent moins de pesticides chimiques) et des sojas résistants à un herbicide (ce qui permet l'usage d'herbicides plus amicaux pour l'environnement, et en plus petite quantité) » soit la version originale : « Dozens of gene-spliced crop and garden plants on the market have been genetically improved with a variety of introduced genes. These include insect-resistant corn and cotton (which require smaller amounts of chemical pesticides) and herbicide-resistant soybeans (that permit the use of a more environment-friendly herbicide, and in smaller amounts). ».
Henry I. Miller, Hoover Institution source : Pew initiative on food and biotechnoology 26 février 2002.

« Le principal objectif du développement des plantes transgéniques est d'ordre écologique dans la mesure où l'on peut ainsi produire autant sinon plus, en mettant moins d'herbicides, moins d'insecticides et moins de fongicides. »
Michel Aigle Professeur de génétique et de biologie cellulaire à l'université de Bordeaux II Le quotidien du médecin 19 juin 1998.

« Ce n'est pas le moindre des paradoxes que ce type de production, susceptible de promouvoir une agriculture durable, libérée en partie de l'appoint de substances chimiques (pesticides, notamment), soit combattu par les écologistes.»
Alain Rérat Membre de l'Académie nationale de médecine, de l'Académie d'agriculture et de l'Académie vétérinaire de France. Le Figaro Jeudi 4 avril 2002.

« [Le terme] pesticide [pour désigner un OGM] pourrait susciter une réaction négative (...) la confiance du public pourrait être érodée. De plus, de telles perceptions négatives pourraient conduire à des demandes d'étiquetage ».
Keith Menchey, responsable des problèmes de science et environnement au National Coton Council. 31 mai 1999.

« Nous nous opposerons fortement à tout terme contenant le mot pesticide dans l'appellation [d'un OGM] ».
Richard Stuckey, vice président du Council for Agricultural Science and Technology 31 mai 1999

« L'utilisation massive des pesticides depuis plusieurs décennies coïncide avec une baisse du nombre de cancers et surtout de cancers de l'estomac (...) Le fumier est plus polluant que les engrais chimiques. »
Louis-Marie Houdebine, directeur de recherche INRA, spécialisé en OGM animaux. Cahiers d'Etude et de recherches franchophones / Agricultures Vol. 10 Num. 3, mai-juin 2001.

« La généralisation de l'agriculture biologique constituerait le plus grand désastre écologique que les hommes n'auraient jamais infligé à la terre »
Norman Borlaug, Prix Nobel Ending World Hunger. The promice of biotechnology and the threat of antiscience zealotry. Plant Physiology 2000 ; 124 : 487-90.

« A part les écraser sous le pied, les insectes deviendront résistants [aux OGM insecticides] »
Porte-parole de Monsanto Dépèche BBC 5 août 1999.

« Les chances d'un flux de gènes sont essentiellement nulles »
James White, responsable de l'évaluation des biotechs à l'USDA. New Scientist 6 juillet 2002

« Ces plantes [OGM] ont justement pour but d'éviter les pesticides. »
Pierre Thuriaux, généticien, OGM , une chance pour la Terre Libération 10 septembre 2001.

« On sait avec certitude que les OGM permettront demain de se passer d'insecticides - lesquels, eux, sont toxiques -, sans doute aussi de réduire l'usage d'engrais, la consommation d'eau des plantes, etc. .../... Les producteurs de maïs ont introduit dans le génome du maïs un gène qui secrète une partie de l'insecticide qui tue la pyrale. Plus d'insecticide, plus de pulvérisation. ».
Dictionnaire amoureux de science C. Allègre, Plon 2006 pp. 774-775

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