Accueil | Biotechnologie mercredi 23 juin 2004

La biotechnologie agricole pourrait mettre fin à la famine

Les présidents du Mali, du Niger, du Ghana et du Burkina Faso reconnaissent les avantages de la biotechnologie

Par Kathryn McConnell
Correspondante du « Washington File »

Ouagadougou (Burkina Faso) - Selon la sous-secrétaire d'État adjointe aux affaires africaines, Mme Pamela Bridgewater, les présidents de quatre pays africains se sont déclarés en faveur de la biotechnologie agricole et de la science en général car celles-ci peuvent aider à mettre fin à la famine en Afrique.

À l'occasion d'une interview accordée le 21 juin dans le cadre de la conférence ministérielle sur l'agriculture qui se tient à Ouagadougou du 21 au 23 juin, Mme Bridgewater a précisé que les présidents du Mali, du Niger, du Ghana et du Burkina Faso avaient fait valoir, auprès des représentants officiels du gouvernement des États-Unis, l'importance qu'ils attachaient à cette conférence dont les thèmes principaux sont la sécurité alimentaire, la gestion des ressources en eau et l'utilisation de la biotechnologie aux fins d'une amélioration de l'état de santé général et du bien-être de leur population.

Plus de deux cents représentants de gouvernements et agronomes d'Afrique, d'Amérique du Nord et d'Europe participent à cette conférence qui est parrainée conjointement par le Burkina Faso, le ministère de l'agriculture des États-Unis, le département d'État des États-Unis et l'Agence des États-Unis pour le développement international (USAID).

Les quatre dirigeants africains, a-t-elle indiqué, sont d'avis que grâce à la biotechnologie, il sera possible d'accroître la production agricole et d'assainir l'environnement et, parallèlement, d'améliorer le niveau de vie dans leur pays.

S'ils sont conscients de l'importance de l'agriculture - qui représente la partie la plus importante de l'économie africaine - pour le développement économique et humain aux quatre coins du continent, ils ont aussi laissé entendre que leurs concitoyens et eux-mêmes tenaient à approfondir les questions de biosécurité de façon à être rassurés quant à l'innocuité des cultures génétiquement modifiées.

Le développement des ressources humaines est aussi lié au renforcement de la sécurité nationale, a rappelé Mme Bridgewater qui a fait remarquer que les enfants qui n'ont aucune perspective d'avenir peuvent être plus vulnérables au recrutement par des terroristes et des groupes criminels.

Evoquant le rôle des femmes dans le développement, elle a déclaré : « J'ai passé beaucoup de temps dans des villages d'Afrique et j'ai pu constater le mal que se donnaient les femmes pour exploiter la terre et subvenir aux besoins de leur famille. La biotechnologie est l'un des outils qui pourraient leur permettre d'accroître le rendement de leurs cultures et d'améliorer leurs revenus tout en leur facilitant la tâche. »

Les participants à la conférence, a-t-elle indiqué, espèrent qu'elle donnera lieu à une série de réunions de suivi qui permettront le partage des informations concernant les nouvelles techniques agricoles.

« Nous avons à l'heure actuelle une bonne occasion d'éduquer les gens à propos de la véritable nature des cultures et des semences relevant de la biotechnologie », a-t-elle fait remarquer.



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